Lesfourmis

Etant peu accoutumée à ce genre littéraire, j’ai, avant de commencer ma lecture, cherché des informations sur l’auteur … Qui peut-on « être » pour écrire de la SF ? Des hommes le plus souvent, si on se réfère aux livres des rayonnages SF de la médiathèque … Mais lui, ce Bernard Werber ? Un homme bizarre sans aucun doute ! Et bien ma petite recherche ne m’a pas menée bien loin en matière de bizarrerie ... Il est né à Toulouse (ce n’est pas un extraterrestre) en 1961 et c’est un ancien journaliste scientifique (logique quand même). Mais il a commencé à écrire le premier livre de sa trilogie sur les fourmis (« Les fourmis » c'est-à-dire celui que j'ai lu !) à 16 ans en s’imposant un travail rigoureux et soutenu. Il a obtenu avec ce premier roman et les suivants un succès considérable dans de nombreux pays.

« Les fourmis » ont pour base scientifique l’étude de ces insectes dits sociaux : organisation de la fourmilière, travail et occupations très hiérarchisés et efficaces, alimentation, relations avec les autres dans le cadre d’une Cité ou de conflits (guerres) mais surtout l’extraordinaire capacité de communication, inimaginable à notre niveau d’humain !

Bernard Werber nous raconte tout ça à la manière d’un roman avec des héroïnes qui pensent et s’expriment, qui se nomment, qui éprouvent des sentiments (la peur, l’amour, la haine …), qui ont des projets … de développement … de guerre, d’installation pour les princesses fécondées et donc devenues reines au détriment des mâles qu’elles tuent impitoyablement après l’accouplement en plein vol !

Parallèlement, une famille vient d’hériter de l’appartement d’un oncle, ancien savant entomologiste qui a écrit une « Encyclopédie du savoir relatif et absolu » très recherchée dans le milieu scientifique dont il s’était retiré après quelques déboires relationnels. Cette famille (père, mère et fils de 12 ans) disparaît mystérieusement en voulant explorer la cave sous l’appartement malgré l’interdiction faite par l’oncle savant …

Construit avec l’histoire singulière d’une Cité fourmilière et ses habitants étonnants, des extraits très philosophiques de l’Encyclopédie de l’oncle et l’histoire de la famille humaine exploratrice, ce roman est très original et ne manque pas d’intérêt sur le plan scientifique, imaginatif et littéraire.

Extraordinaire mais un peu long à mon goût et qui plus est, je n’ai pas encore compris la fin qui semble proche d’un nirvana des cavernes qui dépasse mon idéal d’existence sans doute, sans compter que je suis facilement claustrophobe !

PS : l’énigme à laquelle ont dû se soumettre les amateurs explorateurs du monde souterrain a été un bon stimulant pour poursuivre ma lecture des « Fourmis » mais j’ai craint un moment qu’on n’ait pas la solution …

Avis aux amateurs : « Comment faire 4 triangles équilatéraux égaux avec 6 allumettes ? »

Cherchez, amusez-vous ou lisez le livre ! Et sachez que l’intelligence n’a pas d’âge comme on le prétend : c’est la très vieille mère du savant qui l’a trouvée ! Telle mère, tel fils, c’est bien ça ?

Note : Les deux autres tomes de la trilogie sont « Le jour des fourmis » et « La révolution des fourmis ».

Présenté par Marie-Annick D.