Pleineluneablandings

Clarence Emsworth est le châtelain de Blandings Castle et ce roman raconte les aventures champêtres de ce seigneur campagnard et de sa nombreuse famille, sœurs, nièces, fils, frère, beau-frère, … On y retrouve intrigues amoureuses, problèmes financiers et sentimentaux mais aussi sa truie, l’Impératrice, qui a gagné deux concours agricoles et dont il veut faire faire le portait. C’est le point de départ de cette saga familiale où les portes claquent, on entre par une porte, on sort par une fenêtre, pendant que d’autres entrent par les mêmes portes, ou d’autres portes, sortent par les mêmes fenêtres, ou d’autres fenêtres. Un ballet incessant des personnages, dans le château, dans le parc. On a un peu le tournis et le tout est éclairé par une pleine lune omniprésente.

Lecture plaisante, style enlevé, critique sociale pleine de piquant. Mais ce livre ne m’a pas donné envie d’en lire un autre de Wodehouse.

 

Pelham Grenville Wodehouse est né en 1881 dans le Surrey et mort en 1975, à 93 ans, à New-York. Il part en 1909 aux Etats-Unis. Il s’y mariera en 1914, deviendra citoyen américain en 1955. C’est un auteur prolifique, 90 livres, 19 pièces de théâtre, paroles pour 33 comédies musicales. Les intrigues, situées dans la gentry britannique, sont emberlificotées et loufoques, à la manière du vaudeville et du théâtre de boulevard. Les personnages sont excentriques, les dialogues bondissants et l’humour terriblement britannique. Il me fait penser à Benny Hill, à Mr. Bean, mais aussi à Feydeau, Courteline, Labiche, Guitry.

Présenté par Catherine C.