Fairesurface

C'est un récit à la première personne. La période où il se déroule n’est pas précisée, c'est peut-être dans les années 50.

La narratrice a été appelée par un ami de son père : ce dernier, qui vivait seul sur une île de la région des Grands Lacs, à la frontière du Canada et des Etats-Unis, a disparu. Elle se rend sur cette île, où elle-même a vécu enfant, avec un couple d’ami et l'homme avec qui elle vit. Le livre commence donc comme une enquête. Mais on s’aperçoit vite que la narratrice n’est pas tout à fait adaptée à la vie de tous les jours, qu’elle est aussi à la recherche d’elle-même et nous voici devant une recherche psychologique. Dans la petite maison de rondins où s’installent les deux couples, l’ambiance tourne au huis clos, devient angoissante. Dans cet endroit où l’eau est toujours présente, qu’est-ce qui va «faire surface» ?

Margaret Atwood décrit avec précision la vie en pleine nature où on allume son feu et où on prend l’eau dans le lac. Il y a également de la poésie. La pureté de la nature est glorifiée, respectée, sans cesse mise en avant.

J’ai beaucoup aimé l’aspect psychologique, le travail laborieux et douloureux qui aboutit à une renaissance.

 

Margaret Atwood est née en 1939 dans l’Ontario. Elle est très célèbre et a reçu de nombreux prix. « Faire surface » a été écrit en 1978.

Présenté par Claude T. 

Lu aussi par Marie-Annick D. : voir son avis.