Instinctprimaire

Lettre un an après rupture. Il n’y a pas eu d’explication, elle veut en donner. Elle l’aime toujours follement, profondément.

Cela a commencé par une liaison, lui était marié. Elle s’organise assez vite, vie d’amoureuse et vie de créatrice, elle est écrivain, très active. La situation la satisfait pleinement malgré la déchirure de ne pas toujours être avec lui. Ils sont proches parlent beaucoup, sont complices.

Lui commence par culpabiliser envers sa femme et envers elle. Puis comprend qu’elle ne lui demande rien, qu’elle se contente de l’aimer.

Il divorce et veut l’épouser.

Elle explique sa position. Elle veut être libre. Pourquoi avoir besoin de se marier : pour elle c’est faire un contrat pour s’assurer de l’autre.

Elle ne désire pas avoir des enfants. Elle veut aimer cet homme, échanger avec lui, vivre autant que possible avec lui. Elle pose la question de la définition de la femme. Elle est une femme mais avant tout un être humain. Elle sait qu’elle est en marge des normes habituelles de la société et revendique son droit à l’être.

Suit une description acerbe de la mentalité courante des femmes, d’après elle. Morceau de bravoure d’un repas entre femmes où elle est la seule à ne pas avoir d’enfant. Elle reproche aux femmes de se vivre avant tout comme reproductrices, de se poser en victimes, d’essayer de mettre la main sur un homme pour être conforme à la norme et par crainte de la solitude. Au passage elle dit son incompréhension de la littérature féminine, la littérature est une création d’être humain, homme ou femme.

A la fin de cette lettre on apprend ce qui s’est passé entre elle et cet homme.

 

J’ai aimé tous les points soulevés : jusqu’à quel point comprend-on l’autre quand on est amoureux ? qu’est-ce qu’être une femme ?

J’ai moins aimé le manque de nuance : elle revendique de ne pas être une femme suivant la norme mais elle fait constamment des généralités en parlant des femmes.

Au total, c'est très intéressant, on se pose inévitablement des questions, on se remet un peu en jeu, cela ne fait pas de mal !

Présenté par Claude T.