Demarquetteaveracruz

Alors qu’il a seize ans dans les années soixante, David Brukner est révolté contre son père, le descendant d’une lignée de pionniers qui a fait fortune dans l’exploitation irraisonnée des forêts de pins blancs autour de Marquette sur le Lac Supérieur. De plus, celui-ci se fait remarquer de plus en plus dans la contrée par son alcoolisme et son intérêt pour les très jeunes filles. Cultivé et doué, David se cherche pourtant mais il sait qu’il ne prendra pas sa place dans sa famille où l’argent est roi au prix de la destruction sans vergogne. Il entreprend des recherches pour écrire l’histoire de cette contrée dans laquelle il se sent bien au contact de la nature sauvage …

 

Formidable roman où se côtoient habilement la géographie physique et humaine des Grands Lacs du nord des USA, un parcours initiatique dans un contexte familial à la dérive, des rencontres féminines étonnantes et aventureuses, des drames terribles. De plus, l'auteur a une belle prose fluide qui mêle le réalisme ordinaire aux réflexions philosophiques passionnantes. J’ai beaucoup aimé ce roman extraordinaire de Jim Harrison où la fin dramatique est annoncée au début mais qui permet d'apprendre pourquoi et comment on en arrive là.

Présenté par Marie-Annick D.

Lu aussi par Catherine C. (non chroniqué) : lu avec beaucoup de plaisir, même si c'est beaucoup plus âpre que mon autre lecture de l'auteur. On y retrouve les mêmes thèmes récurrents : les grands espaces, les rivières, les lacs, la pêche, les bateaux, le sexe. Les personnages sont beaucoup plus violents, inquiets, déchirés, tiraillés, mal dans leur peau que dans Une Odyssée américaine. J’ai souvent pensé à Philip Roth. Ces auteurs américains, en tout cas de cette génération, ont vraiment des problèmes de libido. Le sexe ne les laisse jamais en repos !