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Née le 1er juillet 1804 à Paris, Aurore Dupin, devenue George Sand décède en 1876. Elle est la fille d’un officier des armées Impériales, Maurice Dupin de Francueil et de Victoire Delaporte qu'il épousa après l'avoir rencontrée aux Armées. George Sand aura une vie familiale mouvementée.

Son père décède d’une chute de cheval près de la Châtre quand elle a quatre ans. Elle continue à vivre au château de Nohant Le Vic avec sa grand-mère paternelle. Elevée sans contrainte, elle fréquente les villageois et leurs familles. A l’âge de douze ans, sa grand-mère décide de la mettre en pension au couvent des Augustines anglaises à Paris où elle restera trois ans.

Elle rentre à Nohant. Plutôt solitaire, elle découvre la bibliothèque de sa grand-mère : Montesquieu, Bossuet, Pascal, Montaigne, qui auront beaucoup d’influence sur ses idées et ses sentiments.

Aurore Dupin monte à cheval, s’habille comme un garçon, elle a une personnalité bien affirmée.

Sa grand-mère décède en 1821, Aurore a 17 ans. Sa mère, bien qu’elle n’en soit pas la tutrice, la ramène à Paris où sa fille souffre beaucoup du changement de situation sociale jusqu’au jour où elle rencontre le Baron Casimir Dudevant et l’épouse en 1822.

Ils auront deux enfants, Maurice et Solange. Mais dans le couple, le climat se dégrade. Aurore réussit à obtenir de son mari une rente qui lui permettra de vivre six mois de l’année à Paris et six mois à Nohant. Les enfants resteront à Nohant avec leur père et un précepteur.

Elle arrive à Paris en 1831, collabore à La revue des deux Mondes, au Monde, au Figaro où elle rencontre Jules Sandeau. Ils sortent un ouvrage en commun signé Jules Sand : Rose et Blanche. Ils deviennent amants.

Il y a une communauté berrichonne à Paris qui est heureuse de l’accueillir. Elle fréquente alors les cercles littéraires, les théâtres, les cafés et s’habille en garçon pour mieux s’intégrer et passer inaperçue.

En 1832, elle propose à son éditeur un manuscrit qu’elle avait écrit lors de ses différents séjours à Nohant : Indiana, son premier roman parait sous le pseudonyme masculin de George Sand et obtient un gros succès mais aussi des détracteurs. Dans ce roman, elle fustige l’institution du mariage. Elle s’en prend aux hommes et à Dieu. Indiana est l’histoire d’une jeune créole déracinée qui a épousé un officier brutal en retraite. Ils vivent en province dans un château isolé …

A propos de ce premier roman, George Sand, féministe d’avant garde, dit « j’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné mais profond et légitime de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, la famille et dans la société ».

En 1833 est publié Leila. Le livre fait scandale et George Sand devient en très peu de temps, un auteur dont tout le monde parle. C’est l’année où elle rencontre Alfred de Musset, ils ont une liaison et partent en Italie. Musset ne s’occupe guère de George, il tombe malade, George Sand fait venir un médecin qui deviendra aussi son amant.

De retour à Paris, Musset et Sand se retrouvent, mais leur relation est tumultueuse et George Sand quitte Musset pour retourner à Nohant.

En 1834, paraît « Lettre à Venise ». Il y en aura douze de 1834 à 1836 : impressions de voyage en Italie. En 1836, elle rejoint, avec ses enfants, Liszt et Marie d’Agoult à Genève. Après le séjour, tout le monde se retrouve à Nohant. Ce sera cette même année qu’elle récupèrera officiellement Nohant.

En 1837, elle connaît Chopin. En novembre1838, ils partent pour Majorque avec les enfants. Ils y passent l’hiver et rentrent en France car Chopin est de plus en plus souffrant. George Sand et Chopin vont rester ensemble huit ans. Ce sera pour George une période de bien-être dont elle fera profiter ses amis.

En 1848, elle a 44 ans et commence à rédiger ses mémoires. La révolution de Juillet arrive, elle rejoint Paris. Elle est devenue socialiste mais l’élan populaire retombe vite, la révolution n’avance pas, George Sand rentre à Nohant.

Pour raison alimentaire (l’entretien de Nohant coûte cher), elle se remet d’arrache-pied à la littérature. Ses romans classés « champêtres » , La Petite Fadette, Les Maitres Sonneurs, François le Champi …, sont des livres pour enfants.

En 1850, elle rencontre le graveur Alexandre Manceau. Ils vivront ensemble quinze ans jusqu’à ce que la mort les sépare. A Nohant, George Sand s’occupera de ses petites filles en éveillant leur attention par des manières pédagogiques, peu en usage à l’époque.

Il y aura un théâtre dans sa maison de Nohant en 1847. George se met à écrire des pièces où toute la famille et parfois les domestiques ont un rôle, on invite parents, amis, voisins pour la générale … En 1848, une de ses pièces, Cosima, est jouée à Paris, c’est un fiasco mais elle persévère et en 1851, elle obtient un beau succès avec Claudie. En 1864, elle connait un triomphe à l’Odéon avec Le Marquis de Villemer. La guerre de 1870 se profile …

En 1876, sa santé s’altère et elle décède le 8 juin de cette même année, quelques heures après ses derniers mots « Adieu, Adieu je vais mourir… »

La bonne dame de Nohant s’est éteinte à l’âge de 72 ans, en laissant une œuvre foisonnante :  romans, nouvelles, contes, pièces de théâtre et œuvres autobiographiques.

George Sand aura côtoyé toute sa vie de grands écrivains : Balzac, Mérimée, Flaubert, Dumas fils, Théophile Gauthier, Victor Hugo (qu’elle n’a jamais rencontré mais avec qui elle a entretenu une correspondance), Alfred de Vigny et Marie D’Agoult, femme de lettres connue sous le pseudonyme de Daniel Stern, le peintre Delacroix, l’actrice Marie Dorval dont elle a été très proche.

Présenté par Milou B.