Groscalin

C’est le premier livre, publié en 1974, sous le pseudonyme d’Emile Ajar.

Le narrateur, Michel Cousin, célibataire, 52 ans, s’éprend d’un python de deux mètres vingt, ramené d’un voyage organisé en Afrique et qu’il a baptisé Gros-Câlin.

Il est statisticien, travaille dans un bureau et fantasme sur sa collègue guyanaise qui se nomme Mademoiselle Dreyfus. Il l’invite chez lui afin qu’elle fasse connaissance avec son python. Elle accepte mais elle arrive avec ses collègues de bureau. Tout son plan s’écroule …

Ne trouvant pas d’écho à sa demande d’amour, de tendresse, dans un monde où personne ne s’intéresse à personne, il s’attache de plus en plus à son python avec lequel, enfin, il se trouve entouré et enlacé. Mais vivre avec un serpent, dans un petit appartement parisien, un compagnon qui ne se nourrit que de souris vivantes, qu’il faut sortir dans Paris, n’est pas sans poser des problèmes …

 

C’est un récit ou plutôt une fable étrange sur un homme en quête d’amour, fable qui traite de la solitude, de l’angoisse, de la perte d’identité, des repères. En un mot de la métamorphose de quelqu’un de complètement démuni face à une société qui n’est pas tendre avec celui qui ne se fond pas dans le moule.

NB : Dans la nouvelle édition de Gros Câlin parue chez Folio nous avons en supplément la fin originale du roman d’Emile Ajar. Lors de la parution du récit en 1974, l’éditeur avait demandé à l’auteur de modifier la fin, ce qu’il fit. Plus tard, Romain Gary avait souhaité que soit rajouté le texte exact de son roman.

Présenté par Milou B.