Lintensitesecretedelaviequotidienne

William Nicholson, l’auteur de « L’intensité secrète de la vie quotidienne », est anglais, il est né en 1948 et il est célèbre. Réalisateur, scénariste, auteur de pièces à succès, auteur pour la jeunesse, il oscille entre différentes activités qui le conduisent à écrire en 2009 « L’intensité de la vie quotidienne », qui est une somme des nombreux sujets qui l’ont toujours intéressé.

Ce roman se déroule en six jours, dans le Sussex, au mois de mai, dans un village dont les fermes sont petit à petit vendues et achetées par des gens aisés qui travaillent à Londres.

Le point de départ : la famille Broad est réunie pour le petit déjeuner; Laura, archiviste, ouvre son courrier et trouve une lettre d’un amour de jeunesse; Henry, réalisateur de télévision, s’apprête à emmener les enfants Jack, 11ans, et Carrie, 9 ans, à l’école avant d’aller travailler à Londres.

La construction du roman est horizontale : à partir de cette famille, nous allons faire connaissance d’une grande quantité de personnages, habitants du village. Cela va des enfants de l’école à leurs professeurs, du journaliste au pasteur, du lord à la presque centenaire, etc. Beaucoup de personnages mais tout reste bien clair, ils sont liés les uns aux autres d’une façon logique. Les chapitres sont courts et très visuels, comme si nous étions au cinéma. La plupart des personnages vivent un moment problématique qui trouvera sa solution pendant les six jours que raconte le roman.

La construction est aussi verticale car l’auteur plonge souvent dans le passé de tous ces gens. Nous apprenons ainsi que Laura a été dévastée par cet amour de jeunesse qui refait surface. Et l’auteur ne perd jamais de vue que le temps s’écoule, que là où nous vivons, il n’y avait peut-être que des champs il n’y a pas si longtemps.

Les choses changent, tout passe mais cela n’empêche pas que les émotions et problèmes que nous vivons et que vivent les personnages du roman soient très intenses, d’où le titre du roman.

J’ai aimé ce livre pour trois raisons. D’abord, le livre est prenant, du genre qui vous fait continuer à lire alors qu’on a quelque chose à faire; les personnages sont assez fouillés, on a le sentiment de les connaître et les comprendre, le village est sympathique. Ensuite le livre a un aspect visuel et a une atmosphère très anglaise, nous baignons dans le printemps et la verdure du sud de l’Angleterre, dans le beau paysage des Downs. Enfin, l’auteur a une vision positive des gens. Il croit que pour vivre pleinement, il faut aimer les autres. Cela m’a fait me sentir en vacances : rivalités, guerres, intolérance, tous ces problèmes si présents dans le monde, étaient à distance pour un moment.

Présenté par Claude T.