Toietmoi

Le court poème Dualisme tiré du recueil « Toi et moi » parle avec humour et tendresse des relations entre les hommes et les femmes et comment chacun perçoit les petites choses du couple (les tiens, les miens, les nôtres).

Le poème L'abat-jour tiré lui aussi du recueil « Toi et moi » raconte les retrouvailles d'un couple, le soir, avec beaucoup d'humour et une sorte d'érotisme bon ton. Au début, l'homme s'attend à des câlins et baisse l'abat-jour … on se demande jusqu'où tout ça va aller. Mais l'humour et la vie quotidienne reprennent vite le dessus avec l'arrivée du café !

Ces deux poèmes ont une saveur un peu particulière pour moi car c'est ma maman qui me les a fait découvrir. J'apprécie beaucoup l'humour ironique de l'auteur et les thèmes qu'il aborde (l'amour en général, les relations de couple et la vie quotidienne qui vient peser sur les amoureux). J'aime ses mots simples qui crée une petite musique sentimentale mais bien jolie à mes oreilles !

 

Paul Géraldy (1885 à Paris-1983 à Neuilly-sur-Seine) est le pseudonyme de Paul Lefèvre, poète et dramaturge français, auteur d'une œuvre intimiste et sentimentale. Son répertoire est celui du théâtre psychologique traditionnel, qu'il revivifia grâce à une subtile appréhension des relations familiales au sein de la petite bourgeoisie intellectuelle de l'entre-deux-guerres.

A travers de plusieurs titres, il porta son regard essentiellement sur la vie de couple soumise à la pesanteur du quotidien. Cet art empreint de sentimentalité lui valut un vif succès, notamment auprès du public féminin. Ce fut aussi le cas pour sa poésie, sensible et désuète, où il livre les confidences du cœur avec les mots de tous les jours. Il publie son premier recueil, Les Petites Âmes, en 1908, et connait un très grand succès populaire avec son second recueil, Toi et moi, en 1912. Il a également laissé des études psychologiques dans des narrations et des pièces de théâtre traditionnelles.

Sa poésie est simple, parfois naïve et peut sembler aujourd'hui désuète (L'Abat-jour), mais était novatrice à l'époque. Il obtint un succès net auprès d'un public surtout féminin : un ouvrage de poésie est considéré comme un succès quand il atteint les 10 000 lecteurs, Toi et moi en toucha un million. Il livre ses confidences avec des mots de tous les jours (Vous et moi).

Géraldy ne figure pas dans les principales anthologies de la poésie française de la fin du XXe siècle, ce qui l'a rendu presque inconnu de la génération née après guerre. Le journaliste Jean-François Kahn le « redécouvre » et le fait redécouvrir au public le temps d'une émission télévisée au début des années 1980, peu de temps avant sa mort. Il regretta dans cette émission de n'avoir jamais la visite de jeunes poètes venant lui montrer leurs œuvres.

Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans sa villa de Beauvallon.

Présenté par Joëlle H.