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Il s’agit d’une intrigue policière, une enquête du Commissaire Dupin. Le propriétaire de l’Hôtel Central de Pont-Aven est retrouvé mort, assassiné, dans le restaurant de son hôtel par une de ses employées. Le commissaire Dupin, de Concarneau, sera chargé de l’enquête. Il arrive de Paris, muté, semble-t-il, à la suite d’une faute professionnelle. Il sera aidé par sa fidèle collaboratrice, Nolwenn, qui lui permet d’apprivoiser les us et coutumes bretons qu’il ne maîtrise pas du tout. Il sera secondé par ses deux adjoints, eux bien bretons, et deux agents de police de Pont-Aven. Pierre-Louis Pennec, la victime, a hérité de cet hôtel de son père Charles Pennec qui, lui-même, en a hérité de sa mère, Marie-Jeanne Pennec, qui y a accueilli tous les peintres qui ont gravité autour de Paul Gauguin et qui ont formé ce que l’on appellera « L’Ecole de Pont-Aven ».

Ce n’est pas tant l’intrigue qui est intéressante dans ce livre que les lieux où se déroule l’enquête. Le lecteur déambule avec tout ce petit monde, policiers, suspects, témoins, entre Pont-Aven, Névez, Port-Manech, Concarneau, la plage Tahiti, Carantec, Morlaix, l’Océanopolis de Brest, … tous ces lieux que je connais si bien. C’est d’ailleurs étrange et troublant de s’y promener avec eux et d’y retrouver des souvenirs personnels. Ce livre se lit facilement, l’histoire est bien menée, les personnages sont bien détaillés et analysés, mais bon … mon opinion est que ce n’est pas un chef d’œuvre, c’est un bon moment de lecture et je ne trouve pas qu'il n’est pas à la hauteur du battage que l’on en a fait.

 

L'auteur, Jörg Bong, est né en 1966 à Bad Godesberg (près de Bonn) et a publié sous le pseudonyme de Jean-Luc Bannalec. Il est allemand, éditeur mais aussi traducteur, critique littéraire, écrivain. Depuis 2008, il dirige la maison d’édition S. Fischer Verlag. Il publie en 2012, sous ce pseudonyme, « Bretonische Verhältnisse . Ein Fall für Kommissar Dupin“, un bestseller en Allemagne. Un téléfilm en est tourné en 2013. Cela, c’est la réalité. Il a fait courir une « légende » : il serait né à Brest en 1967 d’une mère allemande et partagerait sa vie entre la France et l’Allemagne. Un journaliste allemand a découvert la supercherie et l’article, traduit en français, est paru dans « Courrier International ». On a accusé Jörg Bong de s’être servi de son métier d’éditeur pour entretenir la légende et faire la publicité de son livre.

Présenté par Catherine C.